C’est Rock Gnassingbe, le tout-puissant président de la Fédération togolaise de football (Ftf) et frère du président de la République Faure, qui a lancé la cacophonie hier : «Aucune décision n’a été prise à l’encontre de Stephen Keshi.»
Pourtant, quelques heures plus tôt, la Ftf avait annoncé le limogeage du coach nigérian qui a qualifié les Eperviers à la dernière Coupe d’Afrique des nations (Can) et à la Coupe du monde. Keshi devait être remplacé soit par le Serbe Bora Milutinovic, proposé par l’équipementier des Eperviers, Puma, ou par l’Allemand Otto Pfister, déjà à Lomé sur invitation de la Ftf et qui a suivi les matches de la sélection togolaise au Caire. L’entraîneur allemand dont les négociations sont très poussées avec la Ftf est au Togo avec un programme bien ficelé pour les Eperviers, indique-t-on à la Fédération.
La Ftf reproche à Keshi dont le contrat arrive à expiration le 24 mars, l’insuffisance de résultats à la Can, les Eperviers ayant quitté la compétition dès le premier tour avec 3 matches et 3 défaites. Selon diverses sources sportives, le Nigerian, s’il devait partir, devrait payer les frais de la débâcle de ses poulains, surtout le différend qui l’a opposé avec l’attaquant-vedette, Emmanuel Sheyi Adebayor, qu’il a refusé d’aligner lors du premier match contre la Rd Congo.
En tout cas, cette cacophonie autour de Keshi témoigne du malaise d’un football sujet à des vertiges depuis qu’il a atteint les sommets.